Hebdromadaire

 

 


J'allais au cinéma plusieurs fois par semaine. Enfant et plus tard. Avec toujours un grand plaisir. Quand nous y allions avec mon père, ma mére et mon frère, ça ne coûtait pas cher mais tout de même trop pour nous. Alors, en passant devant le contrôleur, mon père disait: « Passez devant, les enfants ! » On passait, on allait s'asseoir en vitesse et mon père donnait deux billets. « Et les enfants ? » demandait le contrôleur. « Les enfants ! Quels enfants ? » « Mais vous avez dit... » « J'ai dit: Passez devant, les enfants, parce que les enfants d'abord ! » C'était toujours ça de gagné.


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La poésie, c'est ce qu'on rêve, ce qu'on imagine, ce qu'on désire et ce qui arrive, souvent. La poesie est partout comme Dieu n'est nulle part. La poésie, c'est un des plus vrais, un des plus utiles surnoms de la vie.

 

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Le peuple transforme la langue. Les grands de ce monde la codifient. Le langage du peuple, on lui doit presque tout. Un reptile, le peuple lui a trouvé un nom. Les savants trouvent des surnoms, parfois utiles, mais le serpent ou le reptile, on l'entend, on le voit, c'est sur le vif, c'est la poésie, la vraie, la seule, la source. Une source, c'est plus beau qu'un marécage. Mais l'enfant, dans un marécage, jette une pierre, fait des ronds. Ces ronds, dans le marécage des pensées imposées, des pensees forcées, ils tournent, ils font des images. Des images qui consolent, qui font rire les gens, les gens qui sont esclaves comme aujourd'hui tant de gens, esclaves d'idees, esclaves de vérités, esclaves de libertés, esclaves d'esclavages soi-disant abolis, nouveaux esclaves à la mode d'aujourd'hui.

 

 

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