Le grand bal du primtemps

 



Les palmes et les branches
les tiges et les feuillages
tout ça c'est les hélices de la terre
qui la font naviguer dans les mers du ciel
Au milieu un grand arbre
n'arrête pas de tourner
Et le bateau La Terre
roule par tous les temps
et pendant son voyage
on voit dans son sillage
des tas de poissons volants
qui nagent dans l'air liquide
et y volent en même temps

Et la lune c'est le phare
pour les traversées de nuit
et le soleil c'est le grand sémaphore avec
ses trois cent soixante-cinq signaux pour
tous les jours multicolores.

 

***


Exilé des vacances
dans sa zone perdue
il découvre la mer
que jamais il n'a vue
La caravane vers l'ouest la caravane vers l'est et vers la Croix du Sud
et vers l'Étoile du Nord ont laissé là pour lui
de vieux wagons couverts de rêves et de poussière j

Voyageur clandestin enfantin ébloui
il a poussé la porte du Palais des Mirages
et dans les décombres familiers de son paysage
d'ombres inhospitalières
il poursuit en souriant son prodigieux voyage
et traverse en chantant un grand désert ardent

Algues du terrain vague
caressez-le doucement.


Charmes de Londres

Un petit mendiant
demande la charité aux oiseaux

Oh
ne me laissez pas la main pleine
je resterai là jusqu'à la nuit s'il le faut

Et il y a dans son regard une lueur de détresse

cette lueur
un oiseau la surprend

Tout à l'heure
par pure délicatesse et sans avoir grand faim il s'en
ira à petits pas prudents manger dans la main
de l'enfant le pain offert si simplement

Et la joie allumera tous ses feux dans les yeux du
petit mendiant.


 

Retour au menu